La consommation d'huîtres en France*

65% des français consomment des huîtres, en moyenne 3 fois par an

Les français sont 65 % à consommer des huîtres régulièrement ou occasionnellement.

Malgré la crise (depuis 2008) liée à la surmortalité des huîtres jeunes causée par le virus OsHV1, entraînant une forte baisse de la production française (environ 81 000 tonnes en 2012 - source CNC) et une forte augmentation des prix, près de 80 % des consommateurs déclarent ne pas avoir changé leurs habitudes de consommation. Ils restent fortement attachés à l'huître comme produit authentique, naturel, convivial qui s'inscrit dans la tradition.

La consommation moyenne est de 3 fois par an et d'environ 8 à 9 huîtres par repas et par personne. L'huître la plus consommée est la fine de claire de calibre N°3 (Marennes d'Oléron surtout puis Bretagne).

Les consommateurs achètent leurs huîtres soit en GMS (56 % des répondants), en poissonneries (42 %), sur les marchés (34 %), les lieux d'exploitation (27 %), ou dans les restaurants (16 %).

Des consommateurs plutôt âgés

consoHuitresFrance

Parmi les consommateurs, on distingue :

  • Les Traditionnels (23 %) : consomment des huîtres (peu souvent et en petites quantités), surtout en fin d'année, plus par tradition que par goût.
  • Les Opportunistes (43 %) : consomment des huîtres régulièrement et en quantité moyenne par plaisir et par goût.
  • Les Hédonistes (34 %) : consommateurs plutôt âgés qui consomment toute l'année et en grande quantité, par goût très prononcé pour les huîtres. Ils ont une bonne connaissance de l'huître et apprécient un produit de terroir, local, frais et naturel.

Les consommateurs se situent très largement dans une classe d'âge supérieure à 50 ans.

Même si l'initiation à l'huître commence tôt (dans 70 % des cas pendant l'enfance ou l'adolescence), les jeunes restent essentiellement des consommateurs « traditionnels ».

2000 accidents domestiques chaque année

2000 accidents domestiques sont enregistrés chaque année à l'ouverture de ces coquillages.

Même superficielle, une blessure peut générer des dégâts importants. Dans 48% des cas, la coupure atteint les nerfs ou les tendons au niveau de la
paume, avec pour risque majeur une perte de fonctionnalité de certains doigts (source Institut de la main - 2011).

*Source France Agrimer - étude consommateurs (juin 2013)